Politique international de la FITS a l'égard des réfugies

Question politique
Le besoin de nourriture, d’habillement, d’assistance sanitaire, d’hébergement des réfugiés doit être pris en compte. Mais les politiques doivent mettre l’accent également sur les aspects psycho-sociaux et le comportement social des réfugiés, aspects essentiels pour les professions sociales.Les travailleurs sociaux sont soumis à des principes d’Ethique tels que ceux figurant dans le Code International d’Ethique de la FITS. Ils croient profondément en la valeur unique de chaque homme en tant que personne dont la dignité , le droit à la vie et la liberté doivent être protégés.
Le droit de demande d’asile en cas de persécution en découle. En outre il y a une obligation éthique en faveur du progrès de l’humanité. De plus, la profession du travail social a sa part de responsabilité dans l’aide aux réfugiés tout en s’efforçant d’impliquer le plus possible les réfugiés eux-mêmes dans la satisfaction de leurs besoins.
Le caractère unique de toute personne, tel que le conçoit le service social, interdit de traiter les réfugiés comme un groupe homogène. Ils sont différents selon leurs opinions, leur langue, leurs habitudes personnelles, leurs expériences, leurs aspirations etc.
Contexte
Si les mouvements de population à grande échelle ont souvent pour origine une guerre, un conflit, de plus en plus de réfugiés sont victimes de circonstances qu’ils ne maîtrisent pas. Aujourd’hui, le nombre important de réfugiés dans le monde défie la communauté internationale . Au centre de tout cela, les réfugiés ayant eux-mêmes enduré des épreuves qui dépassent l’expérience et même peut-être l’imagination humaine posent un problème de justice et de paix. Dans la plupart des pays, les travailleurs sociaux reçoivent des réfugiés dans l’exercice de leur activité.Selon la Convention Internationale des Nations Unies de 1951 sur le statut des Réfugiés , est réfugié celui ou celle qui vit hors du pays dont il ressort de par sa nationalité et qui ne peut y retourner par crainte d’être persécuté en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité , de son appartenance à tel ou tel groupe social ou politique. En pratique, il n’est pas toujours facile de clarifier la situation. C’est pourquoi des preuves de la persécution peuvent être demandées et une procédure de recherche mise en place, lorsque des personnes demandent le droit d’asile individuellement ou en petit groupe. Le flux massif de personnes d’un pays à l’autre peut-être traité différemment. Il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre fuite due à la persécution et fuite due à la misère. Sans jeter le discrédit sur le concept de réfugié, il faut suivre les critères internationaux tant qu’ils ne sont pas modifiés par un accord international.
En plus de la Convention des Nations Unies de 1951, le Protocole de 1967 des Nations Unies sur le statut des réfugiés définit leurs droits et leurs devoirs et prévoit des mesures ayant trait à la vie quotidienne, tels que le droit au travail, l’aide publique et la sécurité sociale. Dans ces domaines, les réfugiés doivent être traités de la même façon que les nationaux du pays d’accueil . En 1996 la tragédie humaine des réfugiés touche 18 millions de personnes dans le monde répartis dans toutes les régions mais de façon inégale. Certains pays sont sous équipés pour supporter la lourde charge qui leur incombe.
En outre une population migrante d’environ 14 millions de personnes reconnues comme réfugiés passent les frontières avec peu ou pas d’accès à l’aide humanitaire : la moitié sont des femmes ou des enfants. Les femmes sont victimes des calamités qu’elles fuient mais aussi des réfugiés males voire des prestataires de service dans les pays d’accueil. Il y a une différence entre les pays qui s’impliquent dans l’accueil des réfugiés et ceux qui servent d’asile temporaire ou illimité. La procédure de réfugiés permanents installés hors de leur pays varie . Certains réfugiés se fixent dans le premier pays d’accueil. D’autres y compris les exodes en masse, séjournent plus ou moins longtemps selon les circonstances dans le pays d’accueil avant leur implantation définitive. Un troisième groupe de réfugiés avec un statut quasi permanent réside dans des camps ou des centres qui leur sont réservés. Enfin un dernier groupe peut opter volontairement pour le rapatriement après un certain temps.
Tous les réfugiés partagent des problèmes et des besoins communs d’après leur expérience de réfugié, en plus de leur situation et de leurs conditions individuelles. Néanmoins, leur implication peut varier selon les différentes modalités de traitement dans l’élaboration des politiques et des programmes de service social.
Politique
La FITS estime que les connaissances indispensables à l’action des travailleurs sociaux auprès des réfugiés sont:
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Pour la FITS, les réfugiés ont besoin de s’adapter et de s’intégrer au plan économique avec pour objectif l’autosuffisance. Ceci fait appel à une réponse compétente des professionnels qui n’incite pas à la dépendance à long terme.
Selon la FITS, les réfugiés ont pour idéal à long terme des solutions durables à leurs problèmes, leur autonomie, l’indépendance économique, la plénitude intellectuelle et spirituelle. Les premières étapes sont :
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La FITS s’inquiète des conséquences d’une situation illimitée dans le temps pour les réfugiés. Lorsque les objectifs et les moyens sont conçus de façon trop limitée pour permettre une autosuffisance économique, certains besoins et un nombre assez élevé de réfugiés sont vraisemblablement ignorés.
La FITS se fait l’avocat d’une approche multidimensionnelle des politiques et des programmes, qui ne laisse pas de côté ceux qui sont en transit et réclament une aide psycho-sociale même dans ce contexte d’incertitude.
La FITS remarque que les troubles liés à l’expérience passée peuvent nécessiter un traitement après l’implantation. Il le faut penser en termes d’objectifs psycho-sociaux tels le respect de l’autonomie, la restauration de l’identité personnelle , le sens de la vie qui continue, le soutien ou le réarmement moral, le développement du potentiel individuel. Ces objectifs peuvent être d’autant mieux atteints que les programmes manifestent:
une sensibilité culturelle et des réponses adaptées aux réfugiés eux-mêmes et au pays d’accueil, l’implication des réfugiés dans la planification et la mise en œuvre des programmes. La prise en compte du contexte de séparation et de perte , peut-être aussi, lié à la violence.
La FITS recommande que la pratique avant l’installation et l’implantation comprenne :
L’orientation culturelle, l’alphabétisation pour adulte, des cours de langue, l’aide sanitaire, l’aide à la recherche active d’emploi, l’éducation familiale, l’éducation et la protection de l’enfance, le développement de la créativité, les loisirs, les services spécialisés pour les groupes vulnérables tels que les femmes seules et les enfants non accompagnés, les personnes âgées et les personnes ayant un handicap sans oublier l’aide à la réadaptation des réfugiés qui choisissent volontairement le rapatriement.
La FITS recommande par ailleurs une attention spéciale aux réfugiés en transit par un soutien moral, une évaluation des choix limités, le développement du sens communautaire dans les camps et les centres, le repérage d’aptitudes et d’opportunités génératives de ressources, la sensibilisation de la population locale à la présence prolongée des réfugiés avec leurs besoins.
La FITS souhaite que la communauté réfugiée joue un rôle important dans son implantation en soutenant ses membres de façon directe ou indirecte. Dans ce cas, l’implication active des réfugiés est essentielle.
La FITS estime que lorsque l’installation ou l’implantation ont été réalisés des services de sensibilisation respectueux de l’éthique nécessaires pour faciliter l’adaptation, comprennent:
l’attribution de logement basée sur le rapprochement des personnes de la même ethnie afin de maintenir leur identité culturelle, des cours de langue, l’orientation professionnelle, la formation professionnelle, des équipements de rencontre et de loisirs pour lutter contre l’isolement; des groupes d’entraide, le suivi sanitaire, le maintien d’un revenu, l’accompagnement des mineurs isolés qui s’appuie sur une politique de protection de l’enfant soucieux de sa culture en tant que facteur important de son identité , l’emploi de paraprofessionnels issus du même groupe ethnique et de la population réfugiée; service d’interprétariat, programmes spécifiques de santé mentale, services d’accueil, des moyens pour les arrivants rejoignant dans le cadre de la politique de regroupement familial, des programmes d’éducation publique.
La FITS fait soutien le principe de coexistence ou d’intégration dans une société pluraliste plutôt que le principe d’assimilation qui oblige les réfugiés à s’immerger dans la culture du pays d’accueil.
La FIT:S met l’accent sur les services spécifiques pour des groupes particuliers ou vulnérables tels que les femmes et les enfants isolés, les victimes de torture et de traumatisme, les personnes âgées et les personnes ayant un handicap.
La FITS estime qu’il est de la responsabilité du service social professionnel de chercher activement des politiques alternatives en faveur des réfugiés à l’échelle du monde. Travailler en étroite collaboration avec Amnistie Internationale, la Croix Rouge et le Croissant Rouge, le Conseil mondial des Eglise et le Conseil International du Bénévolat est une étape importante dans l’élaboration des politiques et la construction des groupes de pression pour des solutions durables et réalisables.
La FITS estime que l’action du Service Social auprès des réfugiés requiert entre autres:
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La FITS pense que l’action auprès des réfugiés doit prendre une part importante dans la formation et la pratique de Service Social. Elle recommande donc que la formation initiale porte sur les réfugiés, le conseil transculturel et l’accès à une formation spécialisée dans l’aide aux réfugiés victimes de torture ou de traumatisme.
La FITS veut promouvoir un modèle de pratique en partenariat avec les réfugiés investis à tous les stades de résolution ou de prévention de leurs problèmes; une formation théorique et pratique en Service Social, basée sur l’expérience et les besoins des réfugiés, le recrutement de personnel issus des groupes minoritaires , réfugiés compris, pour former les membres des groupes ethniques, la collaboration avec les autres supports ethniques, la formation continue adaptée, la défense des réfugiés par les travailleurs sociaux, visant à informer le public, à influencer les gouvernements et les politiques des autres organisation. La coopération interservices doit être effective au plan national et international avec une recherche systématique et une évaluation.
La FITS soutient la nécessité d’une prévention primaire par des programmes d’assistance et de développement dans les régions du monde où les catastrophes, les conflits et la grande pauvreté sont à l’origine d’exodes massifs.
page last updated on 20.10.2005
